Participer à l‘enquête en cours

Vous faites du secours en manifestation. L’Observatoire des Street-médics réalise une enquête sur les victimes de violences policières et personnes blessées en manifestation. Pour participer à l’enquête de l’Observatoire :

  1. Consultez la F.A.Q ci-dessous
  2. Prenez note de l’ensemble de vos victimes prises en charge (lieu, heure, age, plaintes, cause, suites…), total des décontaminations rapides, répression
  3. Le soir-même ou le lendemain de chaque manifestation (avec ou sans victimes), transmettez votre bilan journalier via formulaire ou email ↓
  4. L’Observatoire vérifiera votre témoignage et vous recontactera rapidement.

F.A.Q.

1. Comment participer à l’enquête ?

Qui peut participer ?

Tout intervenant ayant fournis des premiers secours ou porté assistance à des personnes blessées en manifestation. Vous transmettez à l’Observatoire, pour vous seul ou l’ensemble de votre équipe, votre témoignage relatif aux victimes que vous avez examiné ou pris en charge. L’Observatoire réalisera des vérifications pour confirmer votre activité sur le terrain.

Il est recommandé à chaque “équipe de terrain” d’envoyer directement son bilan, si votre groupe est divisé sur le terrain en plusieurs sous-équipes. Cela évite à votre groupe un travail de compilation et permet à l’Observatoire de recueillir votre bilan plus rapidement, de travailler à partir des témoignage de première main et de pouvoir demander des précisions plus facilement.

Comment participer ?

Vous transmettez à l’Observatoire votre « bilan journalier » le soir-même ou lendemain de chaque évènement auquel votre équipe participe, c’est-à-dire la liste des victimes que vous ou votre équipe a pris en charge (même sans victimes ou victimes non-policières), ainsi que le nombre total de décontaminations rapides et diverses autres informations (voir Quelles informations envoyer).

Votre participation systématique et sur le temps long (un bilan pour chaque évènement auquel vous participez, même occasionnellement, même sans victimes ou victimes non policières) est très importante pour assurer la qualité du travail statistique de l’Observatoire.

Vous pouvez transmettre votre bilan :

Quand envoyer un bilan ?

Le soir-même ou le lendemain matin de chaque évènement auquel votre équipe participe. En soi, le plus tôt possible après les faits, dès que vous avez réunis auprès de votre équipe les informations demandées, car un témoignage est toujours plus complet et fiable lorsqu’il est retranscrit rapidement. Cela nous permettra aussi, en cas de besoin, de vous contacter pour vous demander des informations complémentaires.

Même sans victimes prises en charge ?

Même sans victimes, ni personnes décontaminées, ni autre chose à signaler. À partir du moment où votre équipe a été présente, même sans victimes prises en charge, nous vous demandons de transmettre un bilan complet (voir Quelles informations envoyer). Envoyer un bilan vide prend 5 secondes, et cela est très important pour l’Observatoire pour évaluer la représentativité de son travail de recensement et de réaliser des estimations du nombre total de victimes.


2. Quelles informations envoyer ?

Exemples

Exemple de bilan (explications ⤵)

Date d'intervention : 16/03/2019
Ville d'intervention : Paris
Nom de l'équipe : Red Medic Montreuil
Nombre de médics dans l'équipe ce jour : 6
Notes supplémentaires sur l'équipe : 5 médics de RMM + 1 indé
Nombre de décontaminations rapides : environ 220
Notes sur la journée : Vers 13h à République en rentrant dans la manifestation, un secouriste de l'équipe s'est fait saisir son masque FFP3. Les policiers ont refusé de remettre un PV de saisi.
(  Paragraphe à ignorer si bilan envoyé par formulaire )

Format : Victime X - Lieu - Heure
Sexe - Âge - Rôle
Blessure/symptômes + Cause/contexte (avec aspect, localisation, douleurs/plaintes/signes…)
Suite / évacuation
Autres notes
[Photo]

Victime 1 - Trocadéro - 13h25
Femme - 36 ans - Passante
Plusieurs hématomes (4-5cm) à l'omoplate gauche et forte douleur épaule et bras gauche, après avoir reçu des coups de matraque dans le dos.
Évacuation vers les urgences (pompiers)
Prise en charge avec l'équipe "SM Toulouse"
[Photo 1]

Victime 2 - Concorde - 15h30
Homme - la vingtaine - Street-médic
- Plaie 5 cm tibia droit. Coup de matraque.
- Multiples douleurs sur les deux jambes provoqués par les plots d'une grenade de désencerclement ayant explosée entre les jambes.
Laissé sur place
[Photo 2]

Victime 3 - Boulevard de Charonne - 16h25
Femme - environ 25 ans - Journaliste
Vomissements, suffocations et perte de connaissance (~4mn), suite à une exposition prolongée au gaz lacrymogène.
Extraction vers les urgences (par ses amis)

Victime 4 - Boulevard de Charonne - 16h45
Femme - 65 ans
Céphalées, état de fatigue. Malaise à cause de la marche et du soleil
Laissé sur place
(...)

Exemple de victime (explications ⤵)

Victime 1 - Trocadéro - 13h25

Femme - 36 ans - Passante

Plusieurs hématomes (4-5cm) à l'omoplate gauche et forte douleur épaule et bras gauche, après avoir reçu des coups de matraque dans le dos.

Évacuation sapeurs pompiers

PEC avec l'équipe "SM Toulouse"
✔ ⏱ Lieu et heure

✔ 🧑‍🦳 Genre, age et rôle

✔ 🩸 Aspect, localisation, douleurs/plaintes/signes… de la blessure + 💢 Cause et contexte de manière précise
(ou cause inconnue mais…)

✔ 🚑 Suite/évacuation
(ou laissée sur place)

✔ Autres notes utiles

Exemple de blessure (explications ⤵)

❌ (…)
   Détresse respiratoire + PC.
   Gaz lacrymogène.
✅ (…)
Irritations, difficultés respiratoires et perte de connaissance (~2mn), suite à une exposition prolongée au gaz lacrymogène (perdue dans les gaz).

Que doit contenir mon bilan ?

Afin de garantir de garantir la fiabilité du bilan et de faciliter son traitement par l’Observatoire, il est important de transmettre un bilan clair, complet et précis. Il est demandé de recueillir et transmettre les informations suivantes :

1. VOTRE JOURNÉE D’INTERVENTION

2. VOTRE ÉQUIPE

  • Nom de votre équipe ou Prénoms
  • Nombre de médics dans l’équipe ce jour
    (permet d’évaluer la représentativité des données).
  • Notes sur l’équipe
    Nouvelle équipe ? Fusion de plusieurs équipes ? Avez-vous tourné avec d’autres équipes (permet d’éviter les doublons) ? Avez-vous déjà envoyé un bilan à l’Observatoire sous un autre nom ?

3. VOS VICTIMES EXAMINÉES
Pour chaque victime, il est très important d’indiquer :

  • Lieu et Heure
    Lieu approximatif, rue, quartier, bâtiment connu proche… (ex Place de la République) et heure exacte ou approximative, (ex 15h35 ou ~15h).
     
  • 🧑‍🦳 Victime
    Sexe, âge (exact ou apparent), rôle (passant, journaliste, street-médic, touriste…), fragilités particulières…
     
  • 🩸 Blessures / Symptômes
    Que voyez-vous ? De quoi la victime se plaint ? Description précise et complète de l’aspect et localisation de la blessure, des douleurs/plaintes/signes/symptômes de la victime, de leur évolution…
    À defaut, Sans blessure visible mais...
  • 💢 Cause
    Arme, situation ou contexte ayant entraîné la blessure/symptôme, de manière directe ou indirecte, à préciser pour chaque blessure/symptôme.
    À défaut, Cause inconnue mais...
     
  • 🚑 Suites / Évacuation
    Moyen d’extraction ou d’évacuation: Laissé sur place, Mise à l’abri, Extraction de la manifestation, Extraction vers les urgences (moyens propres), Évacuation vers les urgences (ambulance/pompiers/SAMU), Relais aux pompiers locaux sans évacuation
    Sinon, la victime a-t-elle refusé l’examen/les soins/l’évacuation ? Qu’avez-vous recommandé ?
     
  • Notes
    Autres équipes intervenues (permet de détecter les doublons), problèmes ou répression durant la prise en charge, photos anonymisées
  • Votre bilan est un témoignage. Il décrit les événement dont vous avez été témoins, les victimes que vous (ou votre équipe) avez examiné. Ne transmettez pas d’informations de “seconde main”.
  • Soyez précis et complets. L’indication du lieu, heure, age de la victime et la précision de l’aspect de la blessure nous est cruciale à notre travail d’enquête et à la détection des doublons (voir Faut-il être concis ?).
  • Si vous manquez d’informations ou en cas d’imprécision ou d’incertitude, transmettez-nous simplement ce que vous savez (ex environ 30mn après le début de la manif, cause inconnue mais la victime parle d'une détonation).
  • Ne sont pas demandés et ne doivent pas être transmis les soins réalisés et les informations d’identité de la victime.

Faut-il être concis ?

Non, inutile d’être concis. Précédemment, nous demandions à transmettre une description courte et synthétique des victimes prises en charge afin d’en faciliter le traitement.

Désormais, nous vous demandons d’être clairs, complets et exhaustif dans votre description, et à décrire ensemble de manière développée et formulée la nature et la cause des blessures/symptômes de façon à mieux expliquer leur survenue et leur particularités. Veillez cependant à utilisez le format attendu et à mentionner tout autant la nature que la cause de la blessure.

❌ (…)
   Détresse respiratoire + PC.
   Gaz lacrymogène.
✅ (…)
Irritations, difficultés respiratoires et perte de connaissance (~2mn), suite à une exposition prolongée au gaz lacrymogène (perdue dans les gaz).
❌ Coups de matraque tête
Plaie (4cm) avec saignement abondant à l'arcade gauche, deux coups de matraque à la tête pendant une charge.
❌ Foulure cheville
Forte douleur et enflement de la cheville droite, cause non précisée mais situation calme, sans rapport avec les fdo.

Faut-il anonymiser ?

Oui. Au delà des informations demandées, nous vous encourageons à limiter les informations annexes à l’intervention qui pourrait permettre l’identification de la victime, qui seraient susceptibles d’attendre à sa dignité et à sa vie privée ou qui dépassent le simple objectif de recensement des victimes. Ne transmettez donc pas de prénom, nom de famille ou photo non-floutée et simplifiez les informations médicales pertinentes.

❌ Émilie Duval
✅ Femme - 36 ans - passante

Autres notes, problèmes et répression

Oui. Nous vous invitons à nous partager les problèmes ou les évènements particuliers que vous avez pu rencontrer sur le terrain. Par exemple :

  • Confiscations ou vols (pas procès verbal) de matériel de protection ou de soin.
  • Entraves au secours ou au soin (empêche l’accès à la victime, interrompent les soins…).
  • Menaces, humiliations ou violences à l’encontre des secouristes.
  • Contrôles abusifs ou arrestations de secouristes.

Nous vous invitons à nous préciser, comme pour les victimes, l’heure et le lieu des événements, ainsi que tous les documents et informations permettant d’étayer ces faits et de les inscrire dans des travaux d’enquête et de journalisme: images, vidéos, matricule ou numéro de brigade des forces de l’ordre impliquées…

Nous vous invitons également à partager ces informations avec les contacts habituels les mieux à même à vous aider sur le plan juridique ou médiatique: la Coordination Anti-Répression, le Collectif Désarmons-les le journaliste David Dufrenes (et des journalistes de Médiapart, de CheckNews, du Monde, etc..).


3. Quelles victimes rapporter ?

L’ensemble des victimes examinée ou prises en charge par votre équipe, quelque soit la cause ou la nature de sa blessure/affection, en lien ou non avec les forces de l’ordre.

La seule exception est pour les “décontaminations rapides” des gaz lacrymogènes qu’il n’est pas possible de rapporter et que nous demandons de simplement compter (voir ci-dessous).

  • Victimes du gaz/gel lacrymogène
    (compter les décontaminations rapides à part)
  • Victimes sans blessure visible
  • Victimes à la cause non-policière
  • Victimes à la cause inconnue
  • Victimes non pris en charge

Victimes du gaz/gel lacrymogène

Oui, en séparant décontaminations rapides et complexes, toutes armes lacrymogènes confondues (nuage de gaz, gazeuse, geleuze…).

  • Compter les décontaminations rapides
    Décontaminations “à la va-vite”, en quelques secondes, de personnes ne présentant pas de symptômes alarmants. Elles doivent être simplement comptées sans plus de détail.
    ex: 25 décontamination rapides
  • Noter et rapporter les décontaminations complexes
    Décontaminations longues (plusieurs minutes) ; de victimes présentant des signes et symptômes alarmants (crise de panique prolongée, asphyxie, vomissements, perte de connaissance) ou de personnes particulièrement vulnérables aux troubles respiratoires (enfants, personnes âgées ou souffrant de maladies respiratoires chroniques).
    Elles doivent être notées et rapportées individuellement dans la liste des victimes avec tous les détails (heure, lieu, age, symptômes…). ⤵
❌ (…) Décontaminée des gaz lacrymogènes
✅ (…) Irritations, fortes difficultés respiratoires, nausées, suite à une exposition prolongée au gaz lacrymogène (perdue dans les gaz).

Victimes non pris en charge

Oui, en le précisant (Refus de soin, Soin interrompu par..., etc…). Votre bilan est un témoignage. Vous pouvez rapporter toute victime dont vous êtes témoins, y compris une victime qui a refusé une prise en charge, qui n’a pas pu être prise en charge pour des raisons extérieures, qui a été prise en charge par une autre équipe, ou qui a refusé une évacuation, du moment que vous le précisez.

❌ (…) LBD40 abdomen
✅ (…) Impact à l'abdomen de LBD40 à 10m. Examen interrompu par une charge, puis victime pris en charge par une autre équipe (SM Toulouse).

Victimes sans blessure visible

Oui, en le précisant (Sans blessure visible, mais ...). Un traumatisme n’est pas toujours visible et cutané, et la victime peut être affectée d’autres manières. Transmettez dans tous les cas les autres affections de la victimes, tel que :

  • Douleurs et plaintes (gènes, irritation, engourdissement, difficulté à respirer, douleur constante, douleur au mouvement, etc…)
  • Signes et symptômes (vertiges, nausées, somnolence, etc…)
  • Affections psychologiques (état de choc, panique, crise, etc…)
❌ (…) Coup de matraque poignet
✅ (…) Forte douleur persistante au poignet, sans hématome mais avec sensations de fourmillement et perte de mobilité dans les doigts. Frappe par matraque au poignet (...)

Victimes à la cause non-policière

✅ Oui, en le précisant (Chute, sans rapport avec les FDO…). Il est très important de détailler et d’éviter toute ambiguïté sur la cause. Vous pouvez avoir des difficultés à identifier la cause à l’origine des blessures/symptômes de la victimes, transmettez alors ce que vous savez sur le contexte, les causes probables

❌ (…) Foulure cheville
✅ (…) Forte douleur et enflement de la cheville droite, cause non précisée mais situation calme, sans rapport avec les fdo.

Victimes à la cause inconnue

✅ Oui, en le précisant (Cause inconnue, mais…). Il est très important de détailler et d’éviter toute ambiguïté sur la cause. Vous pouvez avoir des difficultés à identifier la cause à l’origine des blessures/symptômes de la victimes, transmettez alors ce que vous savez sur le contexte, les causes probables

❌ (…) Foulure cheville, cause inconnue
✅ (…) Forte douleur et enflement de la cheville droite, cause non précisée mais juste après un mouvement de foule causé par une charge des fdo.

Forces de l’ordre

Non. Le travail de l’Observatoire étudie les victimes de violences prises en charge par les secours inofficielles du fait de l’absence ou l’inaccessibilité des secours institutionnels dans les manifestations. Les forces de l’ordre, qui ne sont pas concernés par ces problématiques et disposent de leur propres personnel formé au secours, sont hors du périmètre de ce travail.


4. Comment faire sur le terrain ?

Comment prendre des notes ?

Nous sommes malheureusement bien placés pour savoir combien il peut être compliqué d’apporter des premiers secours dans un environnement dégradé, alors avoir le temps de prendre des notes des interventions alors que celles ci s’enchaînent parfois beaucoup trop vite… Nous avons recensé plusieurs méthodes, vous pouvez choisir celle qui vous convient le mieux, et nous vous encourageons à nous partager vos propres pratiques.

  • 📝 Prise de note écrite sur le terrain: Une personne de l’équipe s’occupe de prendre des notes écrites pendant ou après chaque intervention. Elle s’assure auprès de ses équipiers et de la victime d’avoir toutes les informations dont elle a besoin et s’occupe de lui donner la carte.
  • 📱 Prise de note vocale sur le terrain (recommandé) : Comme la prise de note écrite, mais à l’oral avec son téléphone. Ce peut être bien plus pratique et rapide, mais il faut veiller à conserver ses enregistrement en sécurité (assurez-vous que votre téléphone est chiffré, et supprimez les enregistrements une fois le bilan mis au propre).
  • Débrief d’équipe le soir: Profiter d’une bière en équipe le soir pour discuter des événements de la journée et recenser les victimes, regroupant les informations à partir des souvenirs de chacun.
  • Débrief d’équipe sur framapad: Créer après la manifestation un pad partagé avec toute l’équipe permettant de recenser les victimes, regroupant les informations à partir des souvenirs et corrections de chacun.

Il est recommandé à chaque “équipe de terrain” d’envoyer directement son bilan, si votre groupe est divisé sur le terrain en plusieurs sous-équipes. Cela évite à votre groupe un travail de compilation et permet à l’Observatoire de recueillir votre bilan plus rapidement, de travailler à partir des témoignage de première main et de pouvoir demander des précisions plus facilement.

Peut-on prendre des photos ?

Oui, mais le consentement éclairé de la victime est indispensable pour une photo de sa blessure. Il ne s’agit pas uniquement de demander son autorisation pour prendre la photo elle-même, mais de l’informer de sa diffusion publique par l’Observatoire, pour laquelle son autorisation est également nécessaire.

Une photo a pour avantage de porter une preuve de plus à la véracité de notre recensement et de rappeler que derrière une liste interminable de victimes, où se succèdent des “plaie à la tête”, “plaie à la jambe”, “hématome aux côtes” il y a des êtres humains, des corps et des esprits meurtris.

Si vous décidez de joindre des photos, pensez à préciser à quelles victimes elles correspondent. Nous vous encourageons vivement à prendre des photos anonymes, faites attention aux signes distinctifs tels que des tatouages, piercings, etc. Nous nous chargerons de cadrer et flouter toute photo reçue et non anonyme avant diffusion.

À Propos de l’enquête et de l’Observatoire

Comment sera utilisé/traité mon bilan ?

Votre témoignage sera intégré au travail de l’Observatoire et sera inclus, après traitement, vérification et anonymisation, au recensement des victimes des violences policières en France. À cette fin, nous pourrons vous recontacter et vous demander des précisions supplémentaires sur les victimes rapportées. Si votre équipe n’est pas déjà connue et suivie par l’Observatoire, nous pourrons également vous demander d’avantages d’informations et vérifierons directement ou auprès d’autres équipes votre présence et activité sur le terrain. D’ici là, vous pourrez nous contacter à [email protected] pour apporter des précisions ou modifications.

Notre travail établi un recensement individualisé des victimes de violences policières prises en charge ou examinées par les street-médics et secouristes volontaires en France. En cas de manque d’informations, de victimes insuffisamment décrites et individualisées ou hors-sujet ou dans l’impossibilité de vérifier l’activité de votre équipe, certaines victimes peuvent ne pas être inclus au recensement. Vous en serez bien sûr informés.

Aucune donnée que vous nous transmettrez ne pourra être utilisée à d’autres fins. Vous recevrez un email récapitulatif de votre témoignage.

Les bilans sont-ils toujours traités ?

Oui (mise à jour 17 Mai 2022). L’Observatoire a récemment publié son rapport sur les victimes des manifestations Gilets Jaunes et Retraites et reprend son analyse continue des dernières manifestations. Les bilans transmis par les équipes sont reçus, traités et intégrés intégrés au travail de l’Observatoire afin d’être publiés très rapidement.

Qu’est-ce que l’Observatoire ?

L’Observatoire des Street-médics est un groupe d’enquête indépendant qui recense, documente et analyse les victimes de violences prises en charge par les secours inofficiels dans les manifestations. Réalisant au préalable ce travail au sein de la “Coordination”, elle a été chargée par cette dernière de continuer ce travail après sa séparation en mars 2019 sous la forme d’une équipe indépendante, devenu aujourd’hui l’Observatoire.

Depuis trois ans, il a publié 39 rapports recensant un grand nombre de personnes blessées par les forces de l’ordre et documentant de nombreux cas de violences et d’abus subis par les victimes et les secouristes à l’occasion de leur mission d’assistance. Son dernier rapport “Enquête sur les victimes de violences policières en manifestation” reprend l’ensemble de ce travail dans une analyse générale des conséquences de l’usage de la force par les autorités sur les rassemblements. L’Observatoire est indépendant des équipes de secours présentes sur le terrain.